Archives mensuelles : novembre 2015

Bilan de fin de mandat et élections

Chèr.e.s membres du corps scientifique, chère.e.s collègues,

Les 9 & 10 décembre prochains auront lieu des élections qui ont pour but d’élire des représentants de chaque corps (étudiant, scientifique, académique et PATGS) afin de siéger dans les plus hautes instances décisionnelles de l’université, à savoir l’Assemblée Plénière, le Conseil Académique et le Conseil d’administration.

Il y a deux ans, vous nous avez accordé votre confiance en nous élisant comme vos représentants, et pour cela nous tenons à vous remercier. Durant nos deux années de mandats qui arrivent à présent à leur fin, nous avons vécu une aventure extraordinaire lors de laquelle nous avons eu la possibilité d’agir pour le corps scientifique dans les plus hautes instances décisionnelles de l’Université. Nous avons bien conscience que notre travail est relativement obscure, dans le sens où seulement peu savent quel genre de projets nous menons. A cette fin, nous avons pensé vous proposer un bref résumé de plusieurs projets que nous avons menés lors de notre mandat. Qui sait, cela donnera peut-être envie à certains d’entre vous de nous rejoindre !

– Guide du corps scientifique : un constat auquel nous sommes arrivés grâce aux nombreuses interactions que nous avons eues avec le corps scientifique est le manque cruel d’informations inhérentes à ses différents statuts. Beaucoup d’entre nous n’ont aucune idée de s’ils auront droit au chômage ou si leur contrat de travail leur permet de cotiser pour la pension. D’autres n’ont aucune idée des différentes bourses de voyages qui existent afin de se rendre dans un pays étranger. D’autres encore ignorent à quels avantages ils ont droit. Toutes ces informations existent à gauche à droite, mais force est de constater que si on ne sait pas quoi chercher, on ne trouve rien. Nous avons donc tenu à proposer un guide dédié au corps scientifique qui reprendra toutes les grands thématiques que nous avons envisagées. Ce guide est actuellement en phase de traduction et sera bientôt disponible à l’ULB. Ce guide aura une fonction double. Premièrement, fournir une réponse adéquate à toutes les questions précises qui pourraient être posées. Deuxièmement, offrir des informations pertinentes qui n’avaient pas été envisagées.

– Charges des assistants : Lors de notre mandat, nous avons également entamé une importante réflexion sur la manière dont devait être attribuées les charges dans le corsci. Partant du constat qu’il existait d’importantes disparités entre les charges des membres du corsci, même lorsque ceux-ci avaient le même statut, nous avons cherché à mettre en place une procédure afin de limiter ces disparités. Ce projet, dont le texte final est en voie de finalisation, prévoit la création d’une commission paritaire dans chaque faculté où le corsci aurait la capacité de contrôler les charges qui lui sont attribuées, et de s’opposer à l’existence de déséquilibres. Le projet redéfinit par ailleurs les charges à prendre en compte dans le calcul,  réduit le temps présentiel maximal face à l’étudiant,  prévoit que l’assistant doive être déchargé pendant la fin de sa thèse, et réaffirme que les boursiers ne peuvent exercer de charges que sur base volontaire. Le projet étant en voie de finalisation, nous ne manquerons pas de vous communiquer le texte final une fois que celui-ci aura été adopté.

– Collaboration inter-universitaire entre les corps scientifique : Au cours de notre mandat, un contact a également été établi avec les représentants du corps scientifique des autres universités francophones belges afin de déterminer l’opportunité d’adopter une position commune sur certains dossiers et de donner plus de poids à nos revendications politiques. Ainsi est né (ou rené de ses cendres) le FéNICS (Fédération Nouvelle Interuniversitaire des Corps Scientifiques), rassemblement des délégations corsci des six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ULB – UCL – ULg – UNamur – UMons – Saint-Louis). Il s’agit donc d’une association de fait sans statut officiel mais qui offre une plateforme politique commune aux corsci de ces différentes universités quand le besoin s’en fait sentir. Sa stratégie reste en cours de définition, il s’agira donc d’un dossier à suivre pour les prochains représentants.

– Projet bien-être des chercheurs : Sur base de témoignages rapportant différentes difficultés d’ordres psychologique et/ou sociales pouvant se développer dans le parcours du doctorant, nous avons initié une collaboration avec PsyCampus. Après plusieurs réunions et l’organisation de groupes de discussions avec des doctorants volontaires, nous nous sommes fixé deux objectifs pour cette année : l’évaluation de la situation actuelle et la sensibilisation à cette problématique. Le premier consiste à évaluer les éléments pouvant participer à une diminution du sentiment de bien-être chez le doctorant, tels que certaines étapes du doctorat, l’accès à l’information, la disponibilité du matériel nécessaire, la communication avec le promoteur et/ou l’équipe de recherche, l’accumulation des charges extérieures à la thèse, l’inscription de la thèse dans un plan de carrière… Le second objectif concerne la sensibilisation des doctorants quant aux facteurs de risques et à la fréquence de certains signaux parmi le corps scientifique, tels que le sentiment de solitude, le sentiment d’imposture, l’impression de ne pas avancer « comme il faut »… Pour la poursuite de ce projet, des e-mails seront ponctuellement envoyés à l’ensemble des membres du corps-scientifique afin de proposer la participation à des questionnaires anonymes et à des groupes de discussion, co-organisés et encadrés par des membres de la délégation du corps scientifique et de l’équipe de PsyCampus.

– Réforme de la nouvelle gouvernance : Après 1 an passé sous le régime de la nouvelle gouvernance, l’université devait établir un bilan via la création d’un groupe de travail (GT) où le corps scientifique était représenté. Lors de cette année, la délégation a réussi à soulever certains dysfonctionnements que nous trouvions judicieux d’aborder durant ce GT. Au vu des débats unilatéraux menés avec les autorités, nous avons été forcés de rédiger un manifeste cosigné par les membres du PATGS et les étudiants et que vous pouvez lire sur notre page facebook. Malheureusement, tous les points présents dans ce manifeste n’ont pu aboutir comme nous le souhaitions. D’une certaine manière, nous sommes contents car deux des points proposés ont été acceptés, à savoir la présence de suppléants supplémentaires et la possibilité pour les élus de participer aux groupes de travail techniques. Nous ne lâchons pas prise et nous espérons toujours pouvoir entamer une discussion avec les autorités autour de ces points. Comme tout changement des statuts organiques, les décisions finales de ce GT devaient être votés par l’assemblée plénière en Juin 2015. Cependant, cette AP avait été reportée, d’une part parce que plusieurs courriers ont été envoyés au service du greffe, et surtout car le quorum requis pour le vote n’avait pas été atteint suite à l’absence de plusieurs représentants de délégation. En octobre 2015, une Assemblée Plénière était réunie afin de finalement procéder à ce vote.

– Ouverture aux externes des chaires non profilées : Lorsqu’un chercheur en a assez de cumuler les petits contrats, il peut envisager de tenter d’obtenir un poste dit ‘définitif’, c’est-à-dire un CDI. Ces postes sont extrêmement rares et la compétition pour y accéder est énorme. Jusqu’à l’année dernière, l’ULB offrait deux postes définitifs ouverts à tous les chercheurs de l’Université, qu’importe leur faculté. Néanmoins, l’année dernière nous avons été confrontés au désir des autorités d’ouvrir ces deux malheureux postes à des chercheurs externes, comme si la compétition n’était déjà pas assez forte au sein même de l’ULB. C’est un comble puisque cela montre que l’ULB considère que les chercheurs qu’elle forme ne sont pas assez ‘bien’ pour obtenir ces postes, même s’ils ont donné énormément de leur temps (souvent même bénévolement) pour le fonctionnement de l’université. Nous avons combattu becs et ongles, avec l’aide des syndicats et des membres du corps scientifique de l’université contre cette ouverture. Malheureusement, nous avons perdu le combat car lors du vote, nous n’avons reçu quasiment aucun soutien des autres corps. Néanmoins, nous considérons que la guerre n’est pas pour autant perdue…

Outre les différents projets menés, si l’on devait résumer notre mandat, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un travail parfois frustrant mais extrêmement enrichissant et gratifiant. Il faut parfois défendre avec une conviction à toute épreuve les intérêts du corps scientifique et cela ne se traduit pas toujours par un succès. Néanmoins, lorsque nous réussissons, nous nous sentons utiles et fière.e.s d’avoir pu agir pour le bien-être de nos électeurs. Par ailleurs, au cours de ce mandat nous avons eu l’occasion de faire beaucoup de rencontres, de connaitre beaucoup de monde et surtout de comprendre le milieu dans lequel nous travaillons.

Lorsque nous avons débuté notre mandat, nous étions dix nouvelles têtes à prendre part à l’Assemblée plénière. Nous aurions probablement pu faire beaucoup plus que les projets supra-mentionnés si nous n’avions pas perdu plusieurs mois à nous familiariser avec le fonctionnement des instances. Dès lors, certains d’entre nous souhaitent se proposer à nouveau comme représentants du corps scientifique, afin d’assurer un suivi adéquat et d’être en mesure de pouvoir faire encore plus pour le corps scientifique. Bien entendu, même si nous composons actuellement une nouvelle liste, d’autres listes peuvent être créées.

La délégation du corps scientifique était composée de 10 membres, 5 effectifs et 5 suppléants. Heureusement, nous avons obtenu de pouvoir augmenter la réserve de suppléants afin de pouvoir mieux diviser le travail parmi les représentants. Dès lors, 5 effectifs et 10 suppléants peuvent composer la prochaine liste qui sera soumise aux votes les 9 et 10 décembre prochains.

Attention, la liste doit être rendue pour le 16 novembre donc cela commence à devenir urgent. Nous vous invitons donc à nous contacter (corsci@ulb.ac.be) sans plus tarder afin de vous lancer dans l’aventure et à vous inscrire sur le groupe Facebook « corsci + – la délégation centrale du corps scientifique à l’ULB » via lequel nous vous tenons régulièrement informés de nos démarches.

En espérant avoir suscité de nouvelles vocations,

Emilie Caspar, Guillaume Jumet, Arnaud Schenkel, Aurélie Larcy, Sarah Miller, Arnaud Louwette, Nicolas Pary, Vanessa Loodts et Max De Wilde.