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Bilan de fin de mandat et élections

Chèr.e.s membres du corps scientifique, chère.e.s collègues,

Les 9 & 10 décembre prochains auront lieu des élections qui ont pour but d’élire des représentants de chaque corps (étudiant, scientifique, académique et PATGS) afin de siéger dans les plus hautes instances décisionnelles de l’université, à savoir l’Assemblée Plénière, le Conseil Académique et le Conseil d’administration.

Il y a deux ans, vous nous avez accordé votre confiance en nous élisant comme vos représentants, et pour cela nous tenons à vous remercier. Durant nos deux années de mandats qui arrivent à présent à leur fin, nous avons vécu une aventure extraordinaire lors de laquelle nous avons eu la possibilité d’agir pour le corps scientifique dans les plus hautes instances décisionnelles de l’Université. Nous avons bien conscience que notre travail est relativement obscure, dans le sens où seulement peu savent quel genre de projets nous menons. A cette fin, nous avons pensé vous proposer un bref résumé de plusieurs projets que nous avons menés lors de notre mandat. Qui sait, cela donnera peut-être envie à certains d’entre vous de nous rejoindre !

– Guide du corps scientifique : un constat auquel nous sommes arrivés grâce aux nombreuses interactions que nous avons eues avec le corps scientifique est le manque cruel d’informations inhérentes à ses différents statuts. Beaucoup d’entre nous n’ont aucune idée de s’ils auront droit au chômage ou si leur contrat de travail leur permet de cotiser pour la pension. D’autres n’ont aucune idée des différentes bourses de voyages qui existent afin de se rendre dans un pays étranger. D’autres encore ignorent à quels avantages ils ont droit. Toutes ces informations existent à gauche à droite, mais force est de constater que si on ne sait pas quoi chercher, on ne trouve rien. Nous avons donc tenu à proposer un guide dédié au corps scientifique qui reprendra toutes les grands thématiques que nous avons envisagées. Ce guide est actuellement en phase de traduction et sera bientôt disponible à l’ULB. Ce guide aura une fonction double. Premièrement, fournir une réponse adéquate à toutes les questions précises qui pourraient être posées. Deuxièmement, offrir des informations pertinentes qui n’avaient pas été envisagées.

– Charges des assistants : Lors de notre mandat, nous avons également entamé une importante réflexion sur la manière dont devait être attribuées les charges dans le corsci. Partant du constat qu’il existait d’importantes disparités entre les charges des membres du corsci, même lorsque ceux-ci avaient le même statut, nous avons cherché à mettre en place une procédure afin de limiter ces disparités. Ce projet, dont le texte final est en voie de finalisation, prévoit la création d’une commission paritaire dans chaque faculté où le corsci aurait la capacité de contrôler les charges qui lui sont attribuées, et de s’opposer à l’existence de déséquilibres. Le projet redéfinit par ailleurs les charges à prendre en compte dans le calcul,  réduit le temps présentiel maximal face à l’étudiant,  prévoit que l’assistant doive être déchargé pendant la fin de sa thèse, et réaffirme que les boursiers ne peuvent exercer de charges que sur base volontaire. Le projet étant en voie de finalisation, nous ne manquerons pas de vous communiquer le texte final une fois que celui-ci aura été adopté.

– Collaboration inter-universitaire entre les corps scientifique : Au cours de notre mandat, un contact a également été établi avec les représentants du corps scientifique des autres universités francophones belges afin de déterminer l’opportunité d’adopter une position commune sur certains dossiers et de donner plus de poids à nos revendications politiques. Ainsi est né (ou rené de ses cendres) le FéNICS (Fédération Nouvelle Interuniversitaire des Corps Scientifiques), rassemblement des délégations corsci des six universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ULB – UCL – ULg – UNamur – UMons – Saint-Louis). Il s’agit donc d’une association de fait sans statut officiel mais qui offre une plateforme politique commune aux corsci de ces différentes universités quand le besoin s’en fait sentir. Sa stratégie reste en cours de définition, il s’agira donc d’un dossier à suivre pour les prochains représentants.

– Projet bien-être des chercheurs : Sur base de témoignages rapportant différentes difficultés d’ordres psychologique et/ou sociales pouvant se développer dans le parcours du doctorant, nous avons initié une collaboration avec PsyCampus. Après plusieurs réunions et l’organisation de groupes de discussions avec des doctorants volontaires, nous nous sommes fixé deux objectifs pour cette année : l’évaluation de la situation actuelle et la sensibilisation à cette problématique. Le premier consiste à évaluer les éléments pouvant participer à une diminution du sentiment de bien-être chez le doctorant, tels que certaines étapes du doctorat, l’accès à l’information, la disponibilité du matériel nécessaire, la communication avec le promoteur et/ou l’équipe de recherche, l’accumulation des charges extérieures à la thèse, l’inscription de la thèse dans un plan de carrière… Le second objectif concerne la sensibilisation des doctorants quant aux facteurs de risques et à la fréquence de certains signaux parmi le corps scientifique, tels que le sentiment de solitude, le sentiment d’imposture, l’impression de ne pas avancer « comme il faut »… Pour la poursuite de ce projet, des e-mails seront ponctuellement envoyés à l’ensemble des membres du corps-scientifique afin de proposer la participation à des questionnaires anonymes et à des groupes de discussion, co-organisés et encadrés par des membres de la délégation du corps scientifique et de l’équipe de PsyCampus.

– Réforme de la nouvelle gouvernance : Après 1 an passé sous le régime de la nouvelle gouvernance, l’université devait établir un bilan via la création d’un groupe de travail (GT) où le corps scientifique était représenté. Lors de cette année, la délégation a réussi à soulever certains dysfonctionnements que nous trouvions judicieux d’aborder durant ce GT. Au vu des débats unilatéraux menés avec les autorités, nous avons été forcés de rédiger un manifeste cosigné par les membres du PATGS et les étudiants et que vous pouvez lire sur notre page facebook. Malheureusement, tous les points présents dans ce manifeste n’ont pu aboutir comme nous le souhaitions. D’une certaine manière, nous sommes contents car deux des points proposés ont été acceptés, à savoir la présence de suppléants supplémentaires et la possibilité pour les élus de participer aux groupes de travail techniques. Nous ne lâchons pas prise et nous espérons toujours pouvoir entamer une discussion avec les autorités autour de ces points. Comme tout changement des statuts organiques, les décisions finales de ce GT devaient être votés par l’assemblée plénière en Juin 2015. Cependant, cette AP avait été reportée, d’une part parce que plusieurs courriers ont été envoyés au service du greffe, et surtout car le quorum requis pour le vote n’avait pas été atteint suite à l’absence de plusieurs représentants de délégation. En octobre 2015, une Assemblée Plénière était réunie afin de finalement procéder à ce vote.

– Ouverture aux externes des chaires non profilées : Lorsqu’un chercheur en a assez de cumuler les petits contrats, il peut envisager de tenter d’obtenir un poste dit ‘définitif’, c’est-à-dire un CDI. Ces postes sont extrêmement rares et la compétition pour y accéder est énorme. Jusqu’à l’année dernière, l’ULB offrait deux postes définitifs ouverts à tous les chercheurs de l’Université, qu’importe leur faculté. Néanmoins, l’année dernière nous avons été confrontés au désir des autorités d’ouvrir ces deux malheureux postes à des chercheurs externes, comme si la compétition n’était déjà pas assez forte au sein même de l’ULB. C’est un comble puisque cela montre que l’ULB considère que les chercheurs qu’elle forme ne sont pas assez ‘bien’ pour obtenir ces postes, même s’ils ont donné énormément de leur temps (souvent même bénévolement) pour le fonctionnement de l’université. Nous avons combattu becs et ongles, avec l’aide des syndicats et des membres du corps scientifique de l’université contre cette ouverture. Malheureusement, nous avons perdu le combat car lors du vote, nous n’avons reçu quasiment aucun soutien des autres corps. Néanmoins, nous considérons que la guerre n’est pas pour autant perdue…

Outre les différents projets menés, si l’on devait résumer notre mandat, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un travail parfois frustrant mais extrêmement enrichissant et gratifiant. Il faut parfois défendre avec une conviction à toute épreuve les intérêts du corps scientifique et cela ne se traduit pas toujours par un succès. Néanmoins, lorsque nous réussissons, nous nous sentons utiles et fière.e.s d’avoir pu agir pour le bien-être de nos électeurs. Par ailleurs, au cours de ce mandat nous avons eu l’occasion de faire beaucoup de rencontres, de connaitre beaucoup de monde et surtout de comprendre le milieu dans lequel nous travaillons.

Lorsque nous avons débuté notre mandat, nous étions dix nouvelles têtes à prendre part à l’Assemblée plénière. Nous aurions probablement pu faire beaucoup plus que les projets supra-mentionnés si nous n’avions pas perdu plusieurs mois à nous familiariser avec le fonctionnement des instances. Dès lors, certains d’entre nous souhaitent se proposer à nouveau comme représentants du corps scientifique, afin d’assurer un suivi adéquat et d’être en mesure de pouvoir faire encore plus pour le corps scientifique. Bien entendu, même si nous composons actuellement une nouvelle liste, d’autres listes peuvent être créées.

La délégation du corps scientifique était composée de 10 membres, 5 effectifs et 5 suppléants. Heureusement, nous avons obtenu de pouvoir augmenter la réserve de suppléants afin de pouvoir mieux diviser le travail parmi les représentants. Dès lors, 5 effectifs et 10 suppléants peuvent composer la prochaine liste qui sera soumise aux votes les 9 et 10 décembre prochains.

Attention, la liste doit être rendue pour le 16 novembre donc cela commence à devenir urgent. Nous vous invitons donc à nous contacter (corsci@ulb.ac.be) sans plus tarder afin de vous lancer dans l’aventure et à vous inscrire sur le groupe Facebook « corsci + – la délégation centrale du corps scientifique à l’ULB » via lequel nous vous tenons régulièrement informés de nos démarches.

En espérant avoir suscité de nouvelles vocations,

Emilie Caspar, Guillaume Jumet, Arnaud Schenkel, Aurélie Larcy, Sarah Miller, Arnaud Louwette, Nicolas Pary, Vanessa Loodts et Max De Wilde.

Cocktail festif de rentrée

Chèr.e.s membres du corps scientifique, chèr.e.s collègues,

Lors des élections qui ont eu lieu en décembre 2013, vous nous avez accordé votre confiance en nous élisant comme vos représentants à l’Assemblée Plénière de notre Université. Durant nos deux années de mandats qui arrivent à présent à leur fin, nous avons vécu une aventure extraordinaire lors de laquelle nous avons eu la possibilité d’agir pour le corps scientifique dans les plus hautes instances décisionnelles de l’Université. Parmi les différents projets menés, certains nous tiennent particulièrement à coeur, comme par exemple la réalisation d’un guide destiné au corps scientifique de l’Université qui sera édité sous peu ou encore le dossier bien-être du chercheur qui est mené en collaboration avec l’équipe de Psycampus.

Pour vous remercier, nous organisons un cocktail le 26 octobre à 12h dans l’ancienne salle du conseil (bâtiment S, 1er étage) qui est ouvert à l’ensemble du corps scientifique de l’Université. Comme le corps scientifique est très largement représenté au sein de notre université, pourriez-vous compléter le doodle suivant uniquement si vous venez afin que nous puissions estimer le nombre de participants?
http://doodle.com/poll/fem3rsd7ufzgk8rm

Cette rencontre sera l’occasion de vous parler de notre travail, mais surtout de se retrouver entre membres du corps scientifique de tous horizons et de passer un moment festif tous ensemble. Et qui sait, peut-être aussi de créer de nouvelles vocations… En décembre 2015 auront lieu de nouvelles élections et une nouvelle liste composée de membres du corps scientifique devra être proposée afin de continuer à se battre pour les intérêts de notre corps. Ce cocktail sera donc l’occasion pour vous de nous poser toutes les questions que vous souhaitez mais aussi de nous rencontrer. N’hésitez pas à nous contacter à corsci@ulb.ac.be pour toute question et à vous inscrire sur le groupe Facebook « Corsci+, la délégation centrale du corps scientifique à l’ULB » sur laquelle nous vous tenons régulièrement informés de nos démarches.

Être représentant du corps scientifique, c’est enrichissant et gratifiant. D’une part on se sent utile, on sent que l’on peut agir pour le bien-être de nos électeurs et d’autre part, on rencontre beaucoup de gens et on en apprend énormément sur notre institution et sur son fonctionnement. Beaucoup de combats sont encore à mener pour le corps scientifique et il est primordial que de nouveaux représentants continuent ce travail.

En espérant vous voir nombreux lors de cette rencontre,

Emilie Caspar, Guillaume Jumet, Arnaud Schenkel, Aurélie Larcy, Sarah Miller, Arnaud Louwette, Nicolas Pary, Vanessa Loodts et Max De Wilde

Mobilité et genre

Durant leur dernière année d’études de master, un groupe de quatre étudiant.e.s ingénieur.e.s de gestion de la Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management a été invité à réaliser une analyse des effets de l’obligation de mobilité internationale sur l’accès à la carrière académique pour les hommes et les femmes.

Afin de vous permettre de prendre connaissance des résultats de ce travail et de poursuivre la réflexion sur cette question, nous vous invitons à leur présentation publique qui se tiendra le jeudi 25 juin 2015 de 12 heures à 14 heures au K.3.601.

Arriérés pour les boursiers FNRS

Lisez la lettre adressée par les délégations corsci à la Secrétaire générale du FNRS.

Entre septembre 2009 et septembre 2012, certains aspirants du F.R.S.-FNRS et boursiers FRIA ont bénéficié d’une bourse d’un montant calculé sur la base du barème 8L-501, alors qu’ils auraient pu prétendre à une bourse d’un montant supérieur calculé sur la base du barème 8A-510, en raison du fait qu’ils avaient obtenu un diplôme de deuxième cycle d’au moins 120 crédits.

Au cours de sa séance du 27 février 2014, le Conseil d’administration du F.R.S.-FNRS a marqué son accord sur la liquidation des arriérés résultant du passage au barème 8A-510 pour le personnel du F.R.S.-FNRS.

Pour pouvoir prétendre à ces arriérés, il faut remplir les conditions suivantes :

– avoir été aspirant du F.R.S.-FNRS ou boursier FRIA durant l’entièreté ou une partie de la période entre le 1er septembre 2009 et le 30 septembre 2012 ;
– avoir obtenu un diplôme sanctionnant des études de deuxième cycle d’au moins 120 crédits (ou double diplomation) ;
– introduire une demande de paiement entre le 1er juillet 2014 et le 31 décembre 2014 en adressant au F.R.S.-FNRS ce formulaire complété, daté et signé à l’adresse bareme.8a.510@frs-fnrs.be

Le F.R.S.-FNRS analysera ces demandes et adressera une réponse écrite à chaque demandeur dans les meilleurs délais.

Enquête sur le doctorat

Une équipe de l’ULB et de l’UCL mène actuellement un projet de recherche (FRFC) sur l’abandon et la persévérance au doctorat.

Nous vous encourageons vivement à compléter ce questionnaire qui permettra de suivre le parcours des doctorants dans le temps et d’ainsi améliorer leur quotidien.

Merci d’avance pour votre participation !

Note carrière : bilan

Suite au Conseil Académique du 28 avril, voici un bilan sur les amendements apportés à la note carrière :

  • nous n’avons pas réussi à retirer complètement l’obligation de prester un séjour à l’étranger comme condition d’éligibilité. Par contre, ce séjour est à présent plus souple. Au lieu d’une année entière, il sera indiqué qu’il devra s’agir soit d’une année académique entière (soit +- 9 mois), soit un séjour de 12 mois pouvant être fragmenté jusqu’à quatre fois (donc 4 séjours de 3 mois).
  • il est à présent spécifié dans les critères que le séjour sera ‘hors de l’institution’, et pas ‘hors de l’ULB’.
  • la direction de centre de recherche sera modifiée en ‘participation à des centres de recherches’
  • nous n’avons pas obtenu les missions de services à la collectivité
  • nous avons obtenu des mesures transitoires : l’exigence d’une mobilité ne rentrera en vigueur que le 1er janvier 2017. Avant cela, il sera considéré comme un critère qualitatif

Enfin, nous avons abordé Euraxess. Encore une fois, nous n’avons pas obtenu la non publication de la vacance de ces deux postes sur Euraxess. Même si dans les faits cela ne change rien, nous avons opté pour une proposition qui stipule que dans les conditions de recevabilité de la candidature devra figurer un accord écrit d’un directeur de centre ou d’un académique de l’ULB. Nous avons également à nouveau réitéré les possibilités d’actions, sans en dire davantage, et mentionné le mécontentement par rapport à cette publicité.

Les changements peuvent ne pas paraître assez conséquents, mais nous tenons à signaler que nous sommes contents d’avoir réussi à nous faire entendre et à faire accepter plusieurs de nos propositions. Nous espérons que la crédibilité gagnée nous permettra d’avancer sur d’autres dossiers très importants.

Représentation du corsci à l’ARES et au Pôle

Le décret paysage prévoit que les représentants du personnel des établissements d’enseignement supérieur au sein de la nouvelle Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) soient exclusivement désignés par les syndicats. Une négociation est en cours avec ces derniers afin de permettre à un membre du corps scientifique de siéger dans la Chambre des Universités. À cette fin, une structure rassemblant les corsci de toutes les universités de Communauté française est en cours de création.

Par ailleurs, les représentants du corps scientifique des trois universités implantées à Bruxelles (ULB, Saint-Louis et UCL) négocient leur représentation au sein du Pôle bruxellois, qui devrait se retranscrire dans le règlement d’ordre intérieur de cet organe.